La fermeture annoncée concerne quatre magasins exploités sous enseigne Gamm vert par le réseau Eurea : Charlieu, Le Coteau et Balbigny dans la Loire, ainsi que Saint-Laurent-de-Chamousset dans le Rhône. Une liquidation totale a précédé l’échéance annoncée de fin janvier. Pour continuer à s’approvisionner, les clients peuvent se tourner vers Civens, Saint-Nizier-sous-Charlieu, Perreux et Riorges.
Les quatre magasins Gamm vert concernés, commune par commune
L’information a circulé dans la presse régionale au début de l’année 2026. Quatre points de vente sont nommés, tous situés sur la frange est du Massif central, entre le Roannais, le Forez et les Monts du Lyonnais. Trois d’entre eux se trouvent dans la Loire, le quatrième dans le Rhône.
| Commune | Département | Bassin de vie | Magasin de report cité |
|---|---|---|---|
| Charlieu | Loire | Roannais | Saint-Nizier-sous-Charlieu |
| Le Coteau | Loire | Roannais | Perreux ou Riorges |
| Balbigny | Loire | Forez | Civens |
| Saint-Laurent-de-Chamousset | Rhône | Monts du Lyonnais | Non précisé publiquement |
Cette répartition explique une partie de la gêne ressentie localement. Aucune de ces quatre communes n’est une grande ville, et le magasin y jouait souvent le rôle de dépannage rapide : un sac d’engrais, une litière, un sachet de graines potagères achetés en fin de semaine. La disparition d’un point de vente de ce type allonge mécaniquement les trajets, y compris pour des achats de faible montant.
Pourquoi ces magasins Gamm vert ferment-ils dans le Roannais et le Forez ?
La réponse tient dans un mot que les dirigeants répètent depuis l’annonce : la réorganisation. Eurea, qui exploite ces points de vente sous franchise Gamm vert, est issu du rapprochement entre Eurea coop et Agri Sud-Est Centre. Cette fusion a été suivie d’un plan baptisé Convergence, dont l’objectif affiché est d’unifier les deux réseaux sous une même bannière et une même organisation commerciale.
Dans ce cadre, chaque magasin est réexaminé à l’aune de sa zone de chalandise. Lorsque deux points de vente du même réseau se trouvent à quelques minutes l’un de l’autre, l’un des deux devient ce que les professionnels appellent un doublon commercial. Les quatre sites cités entrent dans cette catégorie, selon les explications rapportées par la presse régionale, qui cite le directeur général d’Eurea, Bertrand Relave.
Il faut y voir une logique de maillage territorial plutôt qu’une sanction commerciale. Le réseau préfère concentrer ses moyens sur des surfaces mieux situées et plus fréquentées, quitte à laisser des communes sans point de vente de proximité. Cet arbitrage entre coûts fixes et couverture du territoire n’est pas propre à la jardinerie : il traverse aujourd’hui une bonne partie du commerce rural.
Liquidation totale : ce qu’elle change avant la fermeture définitive
Avant l’échéance, chaque site a organisé une liquidation totale. Le principe est simple : écouler les stocks plutôt que de les transférer, avec des remises qui augmentent à mesure que la date approche. Les rayons concernés vont du terreau aux animaux de compagnie, en passant par l’outillage et les plants de saison.
- Les taux de remise et les dates exactes varient d’un magasin à l’autre, et aucune confirmation officielle détaillée n’a été publiée site par site.
- Les horaires peuvent être élargis pendant l’opération, sans que cela soit systématique.
- Les articles lourds ou volumineux partent souvent en premier, ce qui réduit l’offre en fin de période.
- Le service après-vente et les garanties continuent de s’appliquer après la fermeture, mais le point de contact change.
Un exemple comparable existe ailleurs en France : à Aix-Noulette, dans le Pas-de-Calais, un magasin de 3 000 m² ouvert depuis 36 ans a annoncé un déstockage avec remises avant une fermeture programmée à partir du 7 novembre. La mécanique est identique, seul le calendrier diffère.
Le sort des salariés : reclassement annoncé, licenciements démentis
Sur le volet social, la communication d’Eurea se veut rassurante : chaque collaborateur recevrait une proposition de reclassement, et aucun licenciement ne serait annoncé dans le cadre de cette réorganisation. La formulation mérite d’être lue avec attention, car elle décrit une intention d’ensemble et non un engagement individuel signé.
Un chiffre circule pourtant, celui de 19 emplois menacés. Il ne concerne pas les quatre magasins du Roannais et des Monts du Lyonnais, mais la fermeture de trois points de vente situés à l’est de La Réunion, à Sainte-Suzanne, Saint-André et Sainte-Rose, dont la fermeture était annoncée pour le 2 novembre après une baisse de chiffre d’affaires. Confondre les deux dossiers conduit à surestimer le risque social dans la Loire et le Rhône.
Pour les personnes concernées, la question pratique reste le périmètre des postes disponibles. Un reclassement suppose un poste ouvert dans un rayon compatible avec le domicile, ce qui n’est pas garanti dans un réseau qui ferme justement ses sites les plus proches les uns des autres.
Où acheter après la fermeture : les magasins de report
Les clients n’ont pas attendu le dernier jour pour changer d’itinéraire. Le réseau oriente vers quatre points de vente encore ouverts, choisis pour leur proximité avec les sites condamnés.
- Depuis Charlieu, le report se fait vers Saint-Nizier-sous-Charlieu, dans la Loire.
- Depuis Balbigny, la solution la plus proche est Civens, également dans la Loire.
- Depuis Le Coteau, deux options sont citées : Perreux ou Riorges, selon le rayon recherché.
- Pour Saint-Laurent-de-Chamousset, aucune alternative Gamm vert n’a été précisée publiquement à ce stade.
Au-delà de ces reports, plusieurs solutions existent. Les commandes en ligne avec retrait en magasin, souvent appelées click-and-collect, permettent de réserver un produit avant de faire la route. Les pépinières indépendantes, les coopératives agricoles et les marchés locaux couvrent une partie des besoins, notamment pour les plants, les semences et le conseil de saison. Pour les agriculteurs adhérents, le réseau revendique plus de 3 000 exploitations, ce qui laisse penser que l’approvisionnement professionnel reste organisé, même si les points de retrait se raréfient.
Une vague de fermetures qui dépasse le Roannais
Le cas ligérien n’est pas isolé. Plusieurs fermetures ont été annoncées en France sur la même période. Dans l’Aisne, les magasins de Laon et Chauny devaient baisser le rideau fin novembre. À Lissieu, dans la métropole de Lyon, la fermeture était fixée au 28 juin. À La Réunion, trois points de vente de l’est devaient fermer le 2 novembre. En Lot-et-Garonne, le magasin de Saint-Colomb-de-Lauzun a vu sa fermeture contestée par des clients, dans un contexte de fusion de coopératives.
À l’inverse, trois jardineries menacées aux Ponts-de-Cé et à Tiercé ont été reprises en juin 2026 par un entrepreneur tourangeau, ce qui montre qu’une fermeture annoncée n’est pas toujours définitive. Chaque dossier a sa cause propre : fin de bail, baisse de fréquentation, redressement judiciaire ou simple doublon. Il serait donc trompeur de présenter ces décisions comme un mouvement unique et coordonné au niveau national.
La fermeture locale annonce-t-elle la fin de l’enseigne Gamm vert ?
Gamm vert existe depuis 1977 et reste une enseigne nationale, portée par des exploitants indépendants, des coopératives et des franchisés. Eurea fait partie de ces exploitants : le réseau revendique une soixantaine de magasins, dont une vingtaine dans la Loire et une cinquantaine en Auvergne-Rhône-Alpes. La fermeture de quatre sites ne signifie donc pas la disparition de l’enseigne, ni même son retrait du département.
La distinction est importante pour lire les annonces. Eurea décide de l’avenir de ses points de vente, tandis que Gamm vert fournit la bannière, l’approvisionnement et une partie de la communication. Un magasin peut fermer sans que l’enseigne perde un client au niveau national, et une enseigne peut se retirer d’un territoire tout en gardant ses magasins franchisés en activité.
Sur le plan visuel, une jardinerie repose aussi sur une identité graphique très reconnaissable, faite de verts multiples, du vert anis des panneaux au vert bouteille des rayonnages. Les graphistes qui reconstituent ce type de charte trouvent des repères dans des listes de nuances, comme la Couleur en G ou la couleur en v, où le vert côtoie le gris et le grenat. La Couleur en M apporte d’autres déclinaisons utiles, du vert mousse au vert myrte, tandis que la Couleur en H complète la palette pour les fonds et les contrastes. Ces références restent précieuses pour analyser comment une enseigne construit son repère visuel, indépendamment de la vie commerciale de chaque magasin.
Ce que l’on sait du devenir des locaux
Rien n’indique pour l’instant à quoi serviront les bâtiments. Certains locaux sont loués, d’autres appartiennent à des propriétaires privés, ce qui rend toute projection hasardeuse. La fin d’un bail commercial suit un calendrier de préavis et de restitution, très différent du Le mode opératoire d’une procédure d’expulsion, qui ne s’applique qu’aux situations contentieuses. À ce stade, aucune affectation future n’a été communiquée pour les quatre sites.
Cette incertitude a une conséquence concrète : impossible de savoir si un autre commerce de proximité s’installera, si la surface sera divisée, ou si le bâtiment restera vide plusieurs mois. Dans les communes concernées, l’enjeu dépasse la seule jardinerie, puisqu’il touche à l’animation du centre-bourg et à la fréquentation des commerces voisins.
Ce qu’il faut vérifier avant de se déplacer dans un magasin Gamm vert
Avant de prendre la route vers un point de vente encore ouvert, quelques vérifications évitent un déplacement inutile.
- Appeler le magasin pour confirmer les horaires, qui peuvent différer de ceux affichés en ligne.
- Vérifier la disponibilité du produit, en particulier pour les articles volumineux.
- Demander si un transfert de stock depuis un site en liquidation est possible.
- Conserver les preuves d’achat pour le service après-vente et les garanties.
- Se méfier des informations non datées qui circulent sur les réseaux sociaux.
Gamm vert ferme-t-il partout en France ?
Non. Les fermetures annoncées concernent des magasins précis, exploités par des réseaux ou des franchisés différents. L’enseigne reste présente dans de nombreuses régions, et plusieurs points de vente menacés ont même été repris par de nouveaux exploitants.
Quelles villes sont concernées par la fermeture ?
Dans le dossier Eurea, quatre communes sont nommées : Charlieu, Le Coteau et Balbigny dans la Loire, plus Saint-Laurent-de-Chamousset dans le Rhône. D’autres fermetures ont été annoncées ailleurs, notamment dans l’Aisne, dans la métropole de Lyon, en Lot-et-Garonne et à La Réunion.
Quand les magasins ferment-ils définitivement ?
La fermeture définitive des quatre sites du Roannais et des Monts du Lyonnais était annoncée pour la fin du mois de janvier, après une opération de liquidation totale. Aucune confirmation officielle, magasin par magasin, n’a été publiée avec un jour précis.
Pourquoi ces magasins ferment-ils ?
La cause principale est la réorganisation du réseau après la fusion entre Eurea coop et Agri Sud-Est Centre. La proximité géographique de plusieurs points de vente du même réseau a conduit à considérer certains sites comme des doublons, dont l’exploitation a été jugée non rentable.
Où trouver un magasin Gamm vert après la fermeture ?
Les reports cités sont Saint-Nizier-sous-Charlieu pour Charlieu, Civens pour Balbigny, et Perreux ou Riorges pour Le Coteau. Pour Saint-Laurent-de-Chamousset, aucune alternative Gamm vert n’a été indiquée publiquement.


